Sein – Réduction mammaire

La réduction mammaire ou plastie mammaire de réduction est une intervention de chirurgie esthétique qui concerne les seins volumineux supérieurs au bonnet D (hypertrophie mammaire) provoquant des dorsalgies, mais aussi une gêne au quotidien (pour se vêtir etc.). Cette intervention de chirurgie mammaire peut être prise en charge par la Sécurité sociale si l’on retire plus de 300 g par côté. L’appréciation est à faire par le chirurgien plasticien mais est vérifiable par l’analyse anatomopathologique de la glande retirée qui est vérifiée par la Sécurité sociale. En chirurgie esthétique ou chirurgie mammaire, la réduction mammaire correspond à une diminution de taille de deux bonnets environ.

Technique

Les dessins sont effectués sur une patiente éveillée et debout. La nouvelle position des aréoles aura été définie environ à 19 cm de la clavicule, selon la taille de chaque patiente et selon la morphologie du thorax ainsi que le tracé de la résection cutanée envisagée. Le but de l’intervention de réduction mammaire est de diminuer le diamètre de l’aréole, de la recentrer par rapport au volume du nouveau sein en la remontant, et de retirer le surplus glandulo-graisseux en retirant surtout la partie externe du sein. En effet, il s’agit de la partie qui peut le plus souvent dégénérer en cancer du sein. Au final, au cours de cette chirurgie mammaire il y a création de deux cicatrices autour des aréoles, une verticale et une horizontale (en T inversé). Un drain aspiratif est placé dans chaque sein : lorsqu’ils ne sont plus productifs, les drains sont retirés et la patiente peut quitter la clinique. Il est possible d’utiliser éventuellement des fils résorbables. En cas de ptôse mammaire très importante et d’hypertrophie mammaire majeure, la greffe des aréoles est inévitable lors de la réduction mammaire, elle provoque une légère diminution de la sensibilité et rend un éventuel allaitement ultérieur plus difficile.

Intervention

Durée d’intervention : environ deux heures.
Type d’hospitalisation : hospitalisation de chirurgie mammaire réalisée en clinique.
Type d’anesthésie : générale.
Durée d’hospitalisation : une à trois nuits.
Durée d’incapacité : environ quinze jours (arrêt maladie si prise en charge de la Sécurité sociale).

Bilan préopératoire

Bilan de coagulation. En cas de problème de santé (cardiaque ou pulmonaire), un bilan supplémentaire peut être prescrit par les anesthésistes. 
Ne pas prendre d’aspirine ou de médicaments faisant saigner, pendant quinze jours avant et après l’intervention de chirurgie mammaire. Mammographie préopératoire à titre systématique datant de moins de six mois afin de déceler une éventuelle tumeur mammaire.
Ne pas être malade huit jours avant l’intervention de chirurgie esthétique.

Suites opératoires

Les fils (lorsqu’ils ne sont pas résorbables) seront retirés environ trois semaines après la date de l’intervention.
La patiente doit réaliser ses pansements elle-même pendant une quinzaine de jours, après une douche.
Les bains sont à proscrire pendant un mois environ jusqu’à obtention d’une cicatrisation complète, afin de ne pas ramollir les cicatrices.
La patiente portera un soutien-gorge de maintien nuit et jour pendant un mois.
Pas d’activité sportive pendant au moins un mois.
Douleurs postopératoires : peu douloureux.

Résultat

La cicatrisation de la réduction mammaire se fait en trois semaines maximum, le galbe définitif est obtenu au bout de trois mois. Les cicatrices, quant à elles, évoluent pendant un an et demi et leur qualité dépend principalement du type de peau de la patiente. Les patientes qui cicatrisent mal ou qui font des cicatrices épaisses auront été préalablement prévenues du risque de cicatrice hypertrophique. Dans leur cas, en postopératoire on pourra éventuellement appliquer des crèmes à base de cortisone. Il est conseillé d’aplatir les cicatrices avec du micropore pendant plusieurs mois jusqu’à ce que les cicatrices deviennent très peu visibles.

Risques de complications spécifiques à la réduction mammaire

  • De l’anesthésie générale ;
  • Hématome ou hémorragie ;
  • Nécrose des aréoles et des mamelons ;
  • Infection ;
  • Cicatrice chéloïde (cicatrice boursouflée ayant tendance à augmenter de façon spontanée) le plus souvent à la partie interne de la cicatrice horizontale ;
  • Phlébite et embolie pulmonaire (bien prévenir le chirurgien plasticien en cas d’antécédents de phlébite ou d’embolie pulmonaire).

Conseils du Dr Dallaserra

  • Arrêt total du tabac un mois avant et un mois après l’intervention pour éviter les problèmes de cicatrisation ;
  • Éviter le soleil sur les cicatrices pendant un an ;
  • Les grossesses sont déconseillées dans l’année qui suit l’intervention ;
  • Éviter les variations de poids afin de garder une stabilité du résultat ;
  • Des pansements compressifs ou siliconés ou des crèmes siliconées sont à appliquer pendant les six mois postopératoires afin d’améliorer la qualité des cicatrices.